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Comment adapter votre vie professionnelle à la PR

RÉDACTRICE
Dawn Richards, vice-présidente, Alliance canadienne des arthritiques

Y a-t-il un « bon moment » pour annoncer votre diagnostic de PR à votre employeur?

Ma vie avant la PR? Un horaire normal de 9 à 5 et des journées très occupées. Je quittais le travail à la hâte pour aller chercher les enfants à la piscine, au hockey, à une fête d’amis ou à un récital. J’étais constamment à la course jusqu’à ce qu’un jour la fatigue me tombe dessus comme une chape de plomb (malgré les quatre cafés que j’avais ingurgités durant la journée); une douleur sourde pulsait dans mes articulations, mes pieds étaient douloureux et enflés et mes doigts ne voulaient plus faire ce qu’ils étaient censés faire. En marchant comme à l’habitude jusqu’à ma voiture, j’avais l’impression de patauger très douloureusement dans la boue. Quelques jours plus tard, mon médecin a confirmé mon diagnostic : la polyarthrite rhumatoïde.

À ce stade, toutes sortes de pensées traversaient mon esprit. L’une de mes principales préoccupations concernait mon travail. Je gère une équipe et j’ai des échéances assez serrées à respecter. J’étais tellement inquiète de ne pas être capable de continuer si mon problème de fatigue persistait ou empirait! Je ne voulais pas rater ma vie professionnelle. Si je n’arrivais pas à être productive au travail, je serais congédiée. Si je n’avais pas de travail, je ne pourrais pas payer l’hypothèque ou les études de mes enfants et je n’aurais accès à aucune prestation de maladie. Les premières semaines après mon diagnostic ont été épouvantables. J’étais extrêmement stressée et inquiète, ce qui ne faisait qu’empirer mes symptômes. Serais-je congédiée? Devais-je simplement prendre ma retraite plus tôt?

Je devais faire quelque chose, alors je suis allée consulter un ergothérapeute et mon médecin.

Le meilleur conseil qu’on m’ait donné, c’est de parler ouvertement de la PR. Je suis tellement heureuse de l’avoir fait : j’ai maintenant accepté mon diagnostic et j’ai appris que je n’avais pas à laisser la maladie bouleverser ma vie, mais que je devais m’y adapter.

J’ai découvert grâce à mon médecin et à un groupe de patients que j’avais droit à un soutien pour m’aider à être plus à l’aise dans mon environnement de travail. J’ai donc rassemblé mon courage et j’ai annoncé mon diagnostic à mon supérieur, puis aux responsables des ressources humaines. À mon grand soulagement, ils ont été très compréhensifs et nous avons discuté ensemble de l’établissement d’un horaire plus flexible pour moi. Comme les poussées de PR sont pires le matin, nous avons convenu que je n’aurais plus à me battre pour sortir du lit. Je peux travailler à distance, prendre des appels à partir de chez moi et commencer ma journée de travail dans un environnement plus confortable. Les jours où je me sens bien, j’adore me rendre au bureau; mon espace de travail est désormais configuré de façon ergonomique pour m’offrir le soutien dont j’ai besoin.

Étant donné que je ne suis plus au bureau aussi souvent, mes responsabilités ont changé. En ayant une conversation claire avec mon supérieur et les RH, j’ai pu leur dire ce qui me satisferait et me permettrait de faire progresser ma carrière, mais j’ai aussi compris que je ne pourrais plus être aussi présente sur le terrain. Nous avons convenu que les responsabilités qui relevaient plutôt de la consultation m’offriraient une plus grande souplesse et réduiraient la pression associée aux délais et aux charges de travail, tout en me permettant d’appliquer un raisonnement stratégique et d’exploiter mon côté formateur. J’ai eu du mal à renoncer à certains aspects de mon travail et à la gestion directe d’une équipe, mais j’ai maintenant la possibilité de participer aux projets et de superviser les stratégies, ce qui est excellent pour mon apprentissage et me donne l’impression de faire partie de l’équipe.

J’ai décidé de continuer de travailler puisque ma carrière occupe une très grande place dans ma vie, mais il est certain que la PR rend parfois les choses difficiles. Selon la gravité de votre PR et votre situation financière, une retraite anticipée, un travail à temps partiel ou un horaire de travail adapté peuvent être des solutions plus appropriées.

Il existe d’excellentes façons de profiter du temps libre qui vient avec la retraite anticipée ou le travail à temps partiel, mais si vous êtes comme moi et que vous devez continuer de travailler, il est POSSIBLE d’adapter vos conditions de travail afin de mieux composer avec la fatigue et la douleur.

Déterminez ce qui fonctionne le mieux pour vous et demandez de l’aide pour appuyer votre décision.

Astuce no 6

Demandez une évaluation de votre milieu de travail pour vous assurer de disposer d’un bureau et d’une chaise ergonomiques, ou demandez à consulter un spécialiste de la santé au travail.

AVANTAGE
Vous aurez ainsi accès à un environnement de travail adapté à vos besoins.

Astuce no 6

Demandez une évaluation de votre milieu de travail pour vous assurer de disposer d’un bureau et d’une chaise ergonomiques, ou demandez à consulter un spécialiste de la santé au travail.

AVANTAGE
Vous aurez ainsi accès à un environnement de travail adapté à vos besoins.

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